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Lieux d'Art

Pour Pâques, mieux qu’un oeuf, une momie! #Mariemont #Egyptologie

unnamed-6Ce mois d’avril marque l’heureuse arrivée au Musée royal de Mariemont d’une pièce exceptionnelle – dépôt de Leiden (Pays-Bas) – le cercueil et la momie d’Hor, datant du 7e. La présence de cette œuvre au sein du riche ensemble « Égypte » du musée consolide son statut de première collection égyptienne de Wallonie.

L’état complet de la momie et du cercueil, la polychromie de ce dernier, les matériaux et la richesse iconographique raviront les yeux de tous, tout en insufflant un air de mystère aux salles du Musée.

Les examens radiographiques ont permis de déterminer que l’homme momifié mesurait entre 1m65 et 1m70 et que sa mort est survenue alors qu’il avait entre 22 et 44 ans. Le corps a été vidé de son cerveau et de ses organes internes comme il était d’usage lors de l’embaumement. Aucun indice sur les causes de la mort n’a pas être recueilli.

Le cercueil de Hor présente un décor tout à fait remarquable. En dessous du très beau visage du défunt se trouve plusieurs éléments et concepts divins censés l’aider à renaître: une forme du dieu soleil (à tête de bélier), les quatre enfants d’Horus, Isis et sa soeur Nephtys et tout en bas le symbole du dieu des morts, Osiris. Au centre du cercueil se trouve le lit funéraire sur lequel repose la momie. En dessous de celui-ci se trouvent les quatre vases canopes qui contenenaient les viscères du défunt.
La momie est enveloppée d’un linceul orné d’une résille de perles de faïence qui recouvre le corps des épaules aux chevilles. Un scarabée ailé, image du soleil levant, et quatre amulettes représentant les enfants d’Horus (les protecteurs de la momie) sont inclus dans la résille.

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

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