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Lieux d'Art, Politique culturelle

Toute vérité…

On a appris mercredi la démission du directeur faisant fonction des Musées Royaux d’Art et d’Histoire. Michel Draguet avait été placé là, alors qu’il est déjà directeur des Musées Royaux des Beaux-Arts, dans l’objectif de réaliser le projet des pôles lancé par Belspo et son directeur, Philippe Mettens.

Un directeur pour deux institutions muséales et donc pour 9 musées, c’est vraiment peu. Nous en avions parlé dans une enquête parue en janvier, qui listait de manière chronologique la saga des musées fédéraux bruxellois et l’hégémonie voulue ou installée par une suite d’évènements de Michel Draguet.

Peu d’articles de la presse francophone ont été critiques sur ce sujet, ces dernières années. Ce qui se disait dans le monde de la culture, ce que tous les journalistes entendaient et savaient n’avait, il semble, jamais été mis ensemble à la manière dont cela a été fait dans Marianne.

Le Ministre Courard, en charge de la politiques scientifique et donc des musées fédéraux a démarré son mandat depuis un an et demi. Il est évident que le dossier des musées et particulièremnt celui du musée du Cinquantenaire est sur sa “to do list” depuis des mois. Lundi 10 février, le directeur de Belspo, entouré des directeurs des institutions qu’il dirige, arrivent avec un accord finalisé sur le projet des pôles que Mettens porte depuis 2 ans.

Depuis des semaines, bruits de couloir, rapports, presse flamande et…. un article dans Marianne Belgique lui rapporte que le monde culturel est très critique sur le projet de créer des pôles (art, nature, espace, documentation). Ce lundi, il a choisi de ne pas donner suite à ce qui ressemble à un putsch dans l’urgence. Nous reviendrons sur ce projet que Belspo ne compte nullement abondonner.

Deux jours plus tard, Michel Draguet, dont le caractère s’accomodait fort bien des multiples casquettes que lui donnait le processus en cours des pôles, se sent désavoué dans sa “mission” au Cinquantenaire. Il démissionne. Finalement, il semble que l’article soit arrivé à un moment où il était utile qu’un ensemble précis de choses soit mis à jour et écrit noir sur blanc.

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

Discussion

Une réflexion sur “Toute vérité…

  1. je ne comprends pas à quoi fait référence la phrase: « Ce lundi, il a choisi de ne pas donner suite à ce qui ressemble à un putsch dans l’urgence. »

    Publié par pierre duys | 17 février 2014, 11:04

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