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Galeries

L’oiseau s’est posé

Guillaume Corneille van Beverloo (1922-2010) dit Corneille, peintre, graveur, sculpteur, commence à exposer en 1946. Il est, avec Karel Appel, Constant Nieuwenhuis, Asger Jorn, Dotremont, Jacques Doucte, Alechinsky… l’un des initiateurs du mouvement CoBra. Après la dislocation du groupe en 1951, il s’essaie à l’abstraction, puis à la figuration au début des années 60.

urlDepuis 2010, son épouse gère une fondation dont le siège se trouve au Sablon. Sous des allures de boutique, ce lieu offre deux volets: l’un donnant accès à des éditions des peintures, sculptures et objets d’art décoratifs de l’artiste, l’autre gérant le prêt, l’authentification des oeuvres, les archives.

Jusqu’au 29 décembre, une petite exposition permet de redécouvrir le trait enlevé et les couleurs vives de cet artiste qui s’est nourri de ses multiples voyages. Ainsi, il n’hésite pas à utiliser sans frein des jaunes, des rouges, des bleus vifs inspirés de ses séjours en Afrique,  pour dessiner ses objets de prédilection: la femme, l’oiseau, le chat, le serpent. Si ses années CoBrA déployaientt une liberté de trait et une puissance presque douloureuse, la suite de sa production le mène vers des créations plus illustratives, où le jeu graphique sert l’expression d’une profonde joie de vivre. On pointe quelques beaux dessins originaux, ainsi qu’un large choix de lithographies de toutes tailles. Ainsi que des objets décorés par Corneille, comme des éléphants en résine, des assiettes, des sculptures en pâte de verre coloré ou en métal peint. Et bien évidemment de nombreux livres sur l’artiste. Un bien joli nid.

  • Corneille
  • Schana B Gallery
  • Bruxelles

Paru en novembre 2013 dans L’Echo

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

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