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Lieux d'Art

Bleue, la ligne d’horizon

3C’est sur le thème du périple, de la pérégrination, du voyage que l’exposition “La Route Bleue” se déploie à la Villa Empain. L’occasion de découvrir objets de haut artisanat et oeuvres d’art assemblées par leur couleur semblable.  Le bleu a toujours fasciné les artistes, qui l’utilisent depuis la Haute Antiquité: des briques émaillées aux textiles, du cobalt au  Bleu de Sèvres, en passant par les porcelaines Ming, les perles de verre et le lapis-lazuli.

La Villa Empain se prête une fois de plus avec beaucoup d’élégance au propos de l’exposition. Deux grands plaques circulaires de lave émaillée de Pierre Alechinsky ornent le premier étage du hall central. On pointe trois dessins au bic bleu d’Alighiero Boetti,  une somptueue peinture sur verre de Bai Hai Ja, une sculpture d’acier baignée du bleu de lumière UV de l’artiste iranien Sahand Hesamiyan, un cercle aux pigments bleus de Anish Kapoor, une petite sculpture de Yves Klein.De très belles porcelaines de Chine, ainsi que de très beaux bijoux afghans. Le musée d’Ixelles a prêté “le Cheval de Cirque” de Miro, qu’on avait pu voir à l’Espace Ing. La pièce maîtresse serait cette acrylique sur toile, formant des reliefs comme des anémones de mer, bleu mat, de Nabil Nahas. Jan Fabre – dont l’installation Le Regard en dedans, L’heure Bleue, vient d’être créée pour l’Escalier royal des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique – et Dany Danino, qui ne dessine qu’au bic bleu, deux artistes belges, auraient trouvé leur place ici.

  • La Route Bleue
  • Villa Empain
  • 67 avenue Franklin Roosevelt
  • 1050 Bruxelles
  • Jusqu’au 9 février

Paru en octobre 2013 dans L’Echo

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

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