you're reading...
Lieux d'Art

Courbet, oui, mais…

urlOn continue de s’étonner du manque de peps des petites expositions que propose régulièrement le musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Avec autant de chefs-d’œuvre dans ses réserves, avec toute la collection des peintres modernes inaccessibles, il y aurait moyen de présenter des expositions « Focus » intelligentes, vives et passionnantes. C’est sans doute faute de moyens, et c’est bien dommage. Les deux petites salles du rez de chaussée, au bout de l’immense salle centrale, de part et d’autre de l’accès aux étages sont utilisées pour présenter quelques Gustave Courbet  (1819-1877) et les artistes belges contemporains à cet artiste, œuvres pour la plupart issues des collections du musée.

Malheureusement, ici, ni « Autoportrait » terrifié, ni « Origine du monde », ni baigneuses à la chair sucrée et abondante, pour ce peintre chef de file du réalisme, en réaction au romantisme qui prévalait à l’époque.

A voir, six toiles du maître : paysages, portraits (celui du peintre Alfred Stevens, celui d’une danseuse espagnole qui remporta un succès à La Monnaie), qui ancrent l’artiste dans la vie sociale belge.

En parallèle, les œuvres d’artistes belges qui travaillent à sa manière. On pointe une gracieuse « La femme au bouquet », prise sur le vif, de Louis Dubois. Ainsi que « Episode du marché aux chiens à Paris »,  de Joseph Stevens, avec la belle représentation de chiens de chasse, qui fait écho à un tableau de Courbet. Les paysages, réalistes, ne sont pas tout à fait dégagés du courant romantique et de ses préoccupations mélancoliques : coin rocailleux, marine, torrent…

L’exposition compte une vingtaine de tableaux ainsi que quelques gravures, imprimés et manuscrits. On trouve quelques livres reliés ornés des gravures de Courbet.

Le propos est de mettre en lumière les séjours d’étude et de travail effectués par Courbet en Belgique, sa participation aux salons et expositions belges, l’impact de son œuvre et de sa personnalité sur de jeunes artistes et critiques d’art, ainsi que sa fortune auprès des collectionneurs et marchands du pays.

  •  Gustave Courbet et la Belgique
  • MRBAB
  • Bruxelles

Paru en juin 2013 dans L’Echo

 

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :