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Galeries

Jan Vanriet chez Polo

Chorus-110-x-150-cm-2012-575x421Le mécène, collectionneur et marchand d’art d’origine cubaine Roberto Polo, qui a si bien oeuvré à l’organisation du mécénat en faveur du théatre de La Monnaie, a ouvert sa première galerie d’art contemporain ce mercredi, au Sablon, avec une exposition de l’artiste anversois Jan Vanriet.

Vanriet, né en 1948, est l’héroïque survivant d’une campagne en faveur de l’art conceptuel dans les années 1990. Ce peintre narratif et poète a exposé à Bruxelles la dernière fois en 1996. Il a représenté la Belgique à la Biennale de Sao Paulo en 1979, à celle de Venise en 1984, ainsi qu’au Festival International d’Art du Musée d’Art contemporain de Séoul en 1990.  Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections d’entreprises, institutionnelles, publiques ou privées et dans de nombreux espaces publiques.

Fontana 021L’artiste pratique ce que les Américains appellent la « mauvaise peinture » – en fait, une peinture extrêmement sophistiquée, déguisée, maladroite, pour accentuer la narration. Plusieurs peintres symbolistes et surréalistes belges, tels que William Degouve de Nuncques et René Magritte, utilisèrent cette approche paupériste. Les thèmes qui l’obsèdent depuis le début sont l’homme et la nature oppressés par l’histoire qui ne cesse de se dérouler. Dans des teintes sourdes, les personnages qui peuplent ses toiles semblent vivre dans une profonde solitude. Flottants sur un fond sans structure ou posés sur un sol sombre et indéfini, ils déploient à chaque fois la sensation d’une histoire qui est en train de se dire, d’un moment capturé, souvent tragique. C’est d’une infinie poésie. 

  • Jan Vanriet
  • Roberto Polo Gallery
  • Bruxelles

Paru en 2012 dans L’Echo 

À propos de Muriel de Crayencour

On écrit bien sur ce qu’on aime. J’ai beaucoup visité de musées et d’expositions depuis toujours et ai une formation d’artiste. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque œuvre d’un bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. C’est comme une gourmandise qui ne finit pas. C’est passionnant de se rendre compte que l’œil s’éduque, comme la voix, l’oreille ou le palais. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. Muriel de Crayencour a rédigé des chroniques sur les arts visuels durant 5 ans pour L'Echo (www.lecho.be). Elle est actuellement journaliste culture pour M Belgique.

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